Les solutions pour arrêter de fumer
Vers
qui s’orienter pour arrêter de fumer ?
Un fumeur sur deux environ peut s’arrêter sans aide. Les
fumeurs qui ne parviennent pas à le faire seuls peuvent se
faire aider par leur médecin, leur pharmacien ou un
tabacologue. Il existe en France près de 400 consultations
de tabacologie à l’hôpital ou dans des cabinets de médecins
ayant un diplôme interuniversitaire de tabacologie. Il
existe également des infirmières et des psychologues
tabacologues.
Avec
un bon traitement de la dépendance physique et une aide
adaptée permettant de modifier leurs comportements et
habitudes, les fumeurs disposent aujourd’hui de moyens
efficaces pour arrêter de fumer.
Les
substituts nicotiniques sont-ils efficaces
?
Les substituts nicotiniques sont des médicaments à base de
nicotine vendus en pharmacie sans ordonnance. Leur
efficacité dans le traitement de la dépendance physique est
largement démontrée par les études scientifiques. Ce
traitement double, voire triple les chances d’arrêt à un
an. Lorsqu’il est suffisamment dosé et prolongé, il permet
de diminuer les symptômes de manque de nicotine que le
fumeur peut ressentir au début de l’arrêt. Il en existe de
plusieurs formes : timbres (patchs) de différents dosages,
gommes à mâcher, pastilles à laisser fondre ou à sucer,
inhaleur. Le spray nasal n’est pas vendu en France.
Les substituts nicotiniques sont utilisables à partir de
l’âge de 15 ans, et uniquement si l’adolescent est
dépendant physiquement à la nicotine.
Une
femme enceinte peut-elle utiliser des substituts
nicotiniques ?
Depuis 1997, l’utilisation des substituts nicotiniques est
autorisée sous contrôle médical chez les femmes enceintes
et les femmes qui allaitent. Il est vivement conseillé de
demander l’avis de son médecin, de son
gynécologue-obstétricien ou d’un tabacologue.
Que
dire du bupropion LP ?
Ce médicament ne peut être utilisé que sur prescription
médicale en raison de ses contre-indications, effets
indésirables et précautions d’emploi. Seul le médecin
pourra juger de l’intérêt de ce médicament au cas par cas.
Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et le fumeur
de moins de 18 ans.
Qu’est-ce
que les thérapies comportementales et cognitives
?
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des
thérapies psychologiques qui aident les personnes à
modifier un comportement ou un système de pensées. Ainsi,
elles peuvent aider un fumeur à ne pas « craquer » pour une
cigarette quand il voit un autre fumeur, à rompre avec
certaines habitudes, à gérer son stress autrement qu’en
fumant. Les TCC sont largement reconnues par les experts
pour leur efficacité dans l’accompagnement de l’arrêt du
tabac.
A
ce jour, seuls les traitements substitutifs nicotiniques,
les thérapies comportementales et cognitives et les
traitements psychotropes ont donné la preuve scientifique
de leur efficacité dans l’aide à l’arrêt du
tabagisme.
Existe-t-il
d’autres techniques efficaces ?
Il n’existe pas de méthode unique ni de traitement
universel. Tous les fumeurs sont différents les uns des
autres. Le meilleur traitement est donc celui qui est
personnalisé et tient compte de la dépendance et des
habitudes de chacun.
Certaines techniques n’ont fait preuve ni de leur
efficacité, ni de leur inefficacité dans l’aide à l’arrêt
du tabac. Il s’agit de l’acupuncture, de la mésothérapie,
de l’homéopathie et de l’hypnose. Des aides complémentaires
comme la relaxation, certains médicaments contre l’anxiété,
l’utilisation de certaines plantes relaxantes peuvent
soutenir certains fumeurs dans leur démarche. Enfin, il
existe actuellement tout un ensemble de « méthodes » sans
fondement scientifique. Certaines d’entre elles sont de
véritables arnaques.